Nos centrales nucléaires les plus anciennes, Doel 1 et 2, peuvent encore rester en activité pendant quelques années. De ce fait, la programmation prévue pour la sortie du nucléaire a de nouveau été adaptée. Il semble en outre que les « réacteurs fissurés » de Doel 3 et Tihange 2 pourront sous peu de nouveau tourner à plein régime.

Est-ce une bonne ou une mauvaise nouvelle ? Cela dépend naturellement du point de vue que vous adoptez. C’est en effet une mauvaise nouvelle pour toutes les entreprises énergétiques qui ne s’appellent pas Electrabel (maintenant Engie). En tant qu’entreprise, il faut déjà avoir l’audace d’essayer de mettre un pied sur le sol belge et en particulier sur le marché de l’électricité, pour constater ensuite que votre concurrent a soudainement une capacité de 3000 MW en plus. C’est tout sauf une bonne affaire pour la concurrence sur le marché de l’électricité. Mais cela pourrait bien devenir une bonne nouvelle pour le (grand) consommateur d’électricité. Le risque de pénurie pendant l’hiver évoluera probablement dans un avenir proche vers un surplus en été et les leçons provenant de l’économie nous montrent qu’une offre importante provoquera une diminution du prix. Mais comme les prix de l’électricité dépendent fortement des décisions de notre gouvernement (impôts, prélèvements pour énergie renouvelable, frais de transport…) une chute du prix n’est jamais une garantie.