Des nouvelles importantes provenant des immeubles poussiéreux de la Commission européenne à Bruxelles. Le 25 février, le vice-président de l’Union de l’énergie, Maros Šefčovič, a présenté le « plus gros projet énergétique depuis l’introduction de la Communauté européenne du Charbon et de l’Acier (CECA) ». Ce projet a pour objectif de favoriser la collaboration au sein de l’UE et pour que le commerce de l’énergie en Europe se déroule de la manière la plus souple possible. Avec les problèmes ukrainiens récents, il semble que ce soit une excellente idée. La Belgique est peut-être moins dépendante du gaz russe que les autres pays européens, la fermeture de la vanne du gaz d’Europe de l’Est pourrait également avoir des conséquences ici.

L’intérêt politique d’être indépendant de la Russie en matière de gaz est en effet énorme, mais cela ne signifie pas qu’il faut négliger les marchés de l’électricité de l’Union européenne. Heureusement, car une grande partie de l’infrastructure a fait son temps et se borne à l’approvisionnement énergétique national. Il est dans l’intérêt des entreprises et des ménages que les barrières des marchés pour le transport de l’électricité restent aussi réduites que possible. Plus la concurrence est forte et plus les prix sont bas et c’est en soi une excellente nouvelle. Nous espérons maintenant que les différents États européens collaboreront bien et n’auront pas des sentiments nationalistes trop exacerbés. La Belgique a en tous cas choisi la bonne direction, avec différents projets de tirage de câbles vers l’Allemagne et le Royaume-Uni. Laissez donc venir ce courant bon marché !

Plus d’informations sur l’Union de l’énergie: http://ec.europa.eu/priorities/energy-union/index_en.htm